Marie Charrel Ménard

Marie Charrel Ménard

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 Démarche plastique & cursus artistique

« Jeux d’assemblage : Matières, couleurs, formes »

Le travail plastique de Marie Charrel Ménard s’attache à explorer des voies nouvelles. Dans ses compositions en deux ou trois dimensions, elle crée des liens entre la couleur (sa symbolique, son influence), la matière (sa texture, ses effets) et l’objet (recyclé, et aux multiples symboliques).

 En peinture, sa démarche passe par des jeux de transparence, de superposition, de variation et de profondeur, qui font aussi bien appel à la couleur qu’à la matière. Il s’agit de collages de papiers de soie teintés, pigmentés, javellisés, sablés, poncés, vernissés, marouflés; de recherches de matières à partir d’éléments minéraux, végétaux et liquides. Elle les associe à des éléments plus graphiques, des imprimés textiles, des silhouettes d’animaux, de fleurs, ou encore d’anges… Ses oeuvres sont souvent présentées sous forme de diptyque ou triptyque. Ainsi, le spectateur entre dans la composition, se l’approprie, pour devenir lui-même, acteur à son tour.

En sculpture, son travail fait appel aux notions de récolte et d’assemblage, d’accumulation et de recouvrement par l’objet recyclé. Dans ses compositions en volume, elle utilise aussi bien l’objet issu de la nature que l’objet révélateur de l’activité humaine, pour le domestiquer, le ré expliciter. Débris de bois, jouets, doudous, bouteilles plastiques, sont détournés de leurs attributions courantes pour acquérir de nouvelles significations. Par l’assemblage répétitif, l’objet perd sa valeur socio-économique pour prendre une valeur plastique. Dans cette ré-exploitation déstabilisante, elle crée des œuvres ludiques et fortes. Sa démarche artistique met l’accent sur la protection de la nature, de l’homme et de son environnement. Ses assemblages sculpturaux témoignent des réalités sociales et économiques du monde d’aujourd’hui. Ils ont une forte dimension affective et sociologique (liée au monde de l’enfance).

Dans sa dernière série de sculptures, son travail est axé sur la problématique de l’ange et de l’enfance.

Au fil de ses récoltes de jouets, Marie compose des saynètes plus ou moins volumineuses et dont les messages peuvent être drôles, poignants ou même assez dérangeants parfois. Elle souhaite montrer le monde comme il va, tout en gardant un regard d’enfant.

Dans « Les ailes de l’enfance », il s’agit de vouloir préserver l’enfance. Tous ces jouets, formant des saynètes, recouverts de bandes plâtrées, et peint en blanc puis assemblés sur cette paire d’aile, sont là pour symboliser la conservation par momification de l’enfance. L’ange conserve et protège, il s’envole au dessus du monde pour préserver l’enfance à tout prix. Regarder le monde par et vers le haut, en faisant référence en même temps, à nos sociétés de consommation abusive.

Dans sa création intitulée « Noé », un tigre géant posé sur un nuage camouflage, protège tous les animaux de l’arche « momifié » de l’attache de véhicules. Cette mise en scène souhaite symboliser la déforestation.

D’autres créations de plus petites tailles, comme « Babar », « Chamalo », « Le petit mouton noir », ou encore « Barbie », sont elles davantage des clins d’œil au monde de l’enfance. Elles sont axées sur des personnages de dessins animés, de bd, de séries télévisés, etc.

Dans sa toute dernière création intitulée « Enfance Puissance 4 », des saynètes de jouets toujours de couleur blanche sont placées sur des disques de bois aimantés par l’arrière. Assemblées verticalement par module de 4, ou multiple de 4, en référence au jeu « puissance 4 », elles crées ainsi une sculpture finale de taille variable, à présenter à même le mur, ou bien sur un panneau de bois blanc. Malgré tout, ces saynètes en trois dimensions peuvent se lire aussi bien verticalement qu’à plat, car leurs compositions permettent différents sens de lecture. Chacune de ces petites sculptures cylindriques véhicules des messages différents, plus ou moins doux, tendres, drôles, plus ou moins durs. Ces saynètes sculpturales peuvent parler de la mort, de la religion, du passé, ou du futur, du monde d’aujourd’hui. Elles peuvent dévoiler un monde bien réel, comme un monde imaginaire, voire totalement irréel.

Comme dans un (le) jeu, le visiteur composera au grès de son imagination sa propre sculpture. Il choisira ses propres références d’enfance, il créera son propre univers, sa propre représentation du monde, de son monde à lui.

Ces œuvres sont tout simplement le témoin, de la douceur du monde de l’enfance dans la réalité du monde d’aujourd’hui.

Quelques dates :

1993 Diplôme en arts graphiques & en communication visuelle – titre de « Concepteur Designer Graphique », certifié niveau II.

1993 – 1998 Marie débute comme assistante en communication (graphisme & illustration), société Logirem, Marseille. En parallèle, elle a une activité free-lance en création textile (Poivre Blanc, Harry Landers).

1998 – 2000 Marie vit et expose aux Etats-Unis, Houston, Tx. Elle organise une exposition française à Houston pour le festival d’art contemporain « Vœux d’Artistes ».

2001 – 2010 A son retour, elle poursuit ses expositions aux Etats-Unis et les développe en France. Durant 6 ans, elle expose dans le cadre de « Bazart France et Europe », « Vœux d’artistes » et « Carré d’artistes ».

En 2001, elle devient professeur d’arts graphiques en « Techniques & couleurs », puis en « Déco-plane » pour l’Ecole Supérieure d’Arts Graphiques « Axe sud », Marseille.

En 2007, elle crée « l’Atelier couleur », atelier pour enfants et pour adultes.

Depuis 2010 Marie poursuit son travail en peinture et en enseignement. Elle a une activité free-lance en décoration d’intérieur et en création textile. En 2010, elle participe à l’exposition « Cool globes », Marseille. De 2010 à 2012 Elle reprend des études en Master Arts Plastiques. En 2012, elle est diplômée en Master d’Arts Plastiques mention Recherche (titre du mémoire principal : « Assemblage, accumulation et recouvrement : l’objet recyclé »). En 2012 elle crée 5 nouvelles sculptures globes (société « Twins ») pour le Forum Mondial de l’Eau Marseille, Mars 2012. Depuis 2013 Marie aborde une nouvelle série de sculptures sur la problématique de la récolte, l’assemblage et l’accumulation par l’objet recyclé, tout en poursuivant son activité en enseignement.

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